Le Cloud Privé : tout ce que vous devez savoir

Mis à jours 6 septembre 2022

Le cloud privé est un type d’environnement cloud computing qui est uniquement dédié pour un seul client. Il offre des avantages similaires au cloud public, notamment l’évolutivité et le libre-service, mais via une architecture privée avec un contrôle total.

Un cloud privé, également appelé cloud interne ou d’entreprise, est dédié aux besoins et aux objectifs d’une seule organisation, tandis que les clouds publics fournissent des services à plusieurs organisations.

Qu’est-ce qu’un cloud privé ?

Un cloud privé est une infrastructure de cloud computing utilisée par une organisation, généralement par plusieurs unités au sein de l’organisation, appelées consommateurs. L’aspect essentiel d’un cloud privé est qu’il est complètement isolé des autres organisations. Toutes les ressources matérielles et logicielles sont exclusivement dédiées et accessibles uniquement par un seul client

Le cloud privé combine de nombreux avantages du cloud computing, notamment l’élasticité, l’évolutivité et la facilité de prestation de services, avec le contrôle d’accès, la sécurité et la personnalisation des ressources de l’infrastructure sur site.

Contrairement à ce que plusieurs pensent, les clouds privés ne sont pas uniquement déployés sur site. Un cloud privé peut appartenir à une organisation et être géré par une autre organisation (un fournisseur de services) dans un emplacement physique différent.

Selon le National Institute for Standards and Technology, pour être considéré comme un cloud privé, un système informatique doit comporter les éléments suivants :

  1. Fournir un libre-service à la demande aux ressources informatiques
  2. Rendre les ressources accessibles depuis tout type d’appareil
  3. Regroupez les ressources avec l’allocation de ressources multi-locataires (Multi-tenant)
  4. Activer l’élasticité, avec la possibilité d’adapter automatiquement les ressources à la hausse et à la baisse
  5. Tarification et comptage, avec des ressources facturées aux consommateurs ou allouées selon des quotas

Une nécessité pour plusieurs !

De nombreuses entreprises préfèrent le cloud privé plutôt que le cloud public. La principale raison est que le cloud privé représente un moyen plus simple (ou le seul moyen) pour répondre à leurs exigences de conformité réglementaire.

D’autres choisissent le cloud privé parce qu’ils traitent des données très sensibles tels que:

  • Des documents confidentiels,
  • Des propriétés intellectuelles,
  • Des informations personnelles identifiables (PII),
  • Des dossiers médicaux,
  • Des données financières
  • ou d’autres données sensibles.

L’architecture de cloud privé doit être montée selon les principes du cloud natif. Cela donne la possibilité aux entreprises de déplacer facilement leurs charges de travail vers le cloud public ou de les exécuter dans un environnement de cloud hybride (cloud public et privé mixte) dès qu’elles sont prêtes.

Comment fonctionnent les clouds privés ?

Un cloud privé est un environnement à locataire unique. Cela signifie que l’organisation (le locataire) qui l’utilise ne partage pas de ressources avec d’autres utilisateurs. C’est ce qu’on appelle un accès isolé

Ces ressources peuvent être hébergées et gérées de différentes manières. Le cloud privé peut être basé sur des ressources et une infrastructure déjà présentes dans le centre de données sur site d’une organisation ou sur une nouvelle infrastructure distincte, qui est fournie par une organisation tierce. Dans certains cas, l’environnement à locataire unique est activé uniquement à l’aide d’un logiciel de virtualisation.

Comment fonctionne le cloud privé ?

Les modèles de gestion varient également. Le client peut tout gérer lui-même ou sous-traiter la gestion partielle ou complète à un prestataire de services.

Le cloud privé est l’un des trois principaux modèles de déploiement de cloud dans une organisation. On parle ici du public, privé et hybride (il existe également le multi-cloud, qui est une combinaison des trois).

Les trois modèles partagent des éléments de base communs de l’infrastructure cloud. Par exemple, tous les clouds ont besoin d’un système d’exploitation pour fonctionner. Cependant, les différents types de logiciels, y compris les logiciels de virtualisation et de conteneur, empilés au-dessus du système d’exploitation déterminent le fonctionnement du cloud et distinguent les trois principaux modèles.

L’architecture du cloud privé

L'architecture du cloud privé

Le cloud privé est basé sur les mêmes technologies que les autres clouds. Ces technologies permettent au client de provisionner et de configurer des serveurs virtuels et des ressources informatiques à la demande. Cela lui permet d’évoluer rapidement et facilement (voire automatiquement) en réponse à différents événements tels que:

  • Pics d’utilisation et de trafic,
  • Mise en œuvre de la redondance pour une haute disponibilité
  • Optimisation de l’utilisation des ressources dans l’ensemble.

Ces technologies comprennent les éléments suivants :

1. La virtualisation

Elle permet aux ressources informatiques d’être extraites de leur matériel physique sous-jacent. Par ailleurs, elles sont regroupées dans des pools de ressources illimités de capacité de calcul, de stockage, de mémoire et de mise en réseau. Le tout, peut ensuite être répartis entre plusieurs machines virtuelles (VM), des conteneurs ou autres éléments d’infrastructure informatique virtualisés.

En supprimant les contraintes du matériel physique, la virtualisation permet le suivant:

  • Une utilisation maximale du matériel,
  • Un partage efficace du matériel entre plusieurs utilisateurs et applications,
  • Rend possible l’évolutivité, l’agilité et l’élasticité du cloud.

2. Le logiciel de gestion

Il donne aux administrateurs un contrôle centralisé sur l’infrastructure et les applications qui y sont exécutées. Cela permet d’optimiser la sécurité, la disponibilité et l’utilisation des ressources dans l’environnement de cloud privé.

3. L’automatisation

Elle accélère les tâches, telles que le provisionnement et les intégrations de serveurs, qui devraient autrement être effectuées manuellement et à plusieurs reprises. L’automatisation réduit le besoin d’intervention humaine, rendant possible la fourniture de ressources en libre-service.

De plus, les utilisateurs de cloud privé peuvent adopter des architectures et des pratiques d’application natives du cloud. Parmi lesquelles on trouve : DevOps, des conteneurs et des microservices, qui peuvent apporter encore plus d’efficacité et de flexibilité et permettre une transition en douceur vers un cloud public ou un environnement de cloud hybride à l’avenir.

Les types de clouds privés

Les clouds privés peuvent différer dans leur mode d’hébergement et de gestion, offrant différentes fonctions selon les besoins de l’entreprise :

1. Virtuel

Un cloud privé virtuel (CPV ou VPC) est un environnement clos au sein d’un cloud public qui permet à une organisation d’exécuter ses charges de travail indépendamment de tout autre utilisateur. Même si le serveur est partagé par d’autres organisations, la logique virtuelle garantit que les ressources informatiques d’un utilisateur sont privées. Les organisations peuvent utiliser un CPV pour permettre le déploiement de cloud hybride.

2. Hébergé

Dans un environnement de cloud privé hébergé, les serveurs ne sont pas partagés avec d’autres organisations. Le fournisseur de services configure le réseau, entretient le matériel et met à jour le logiciel, mais le serveur est occupé par une seule organisation.

3. Infogéré

Cet environnement est simplement un environnement hébergé dans lequel le fournisseur gère tous les aspects du cloud pour l’organisation Cela, comprends le déploiement de services supplémentaires tels que la gestion des identités et le stockage. Cette option convient aux organisations qui ne disposent pas du personnel qualifié pour gérer les environnements de cloud privé.

La liste ci-dessus catégorise les différents types de clouds privés selon la manière dont ils sont hébergés et dans quelle mesure ils sont gérés par le fournisseur. L’infrastructure de cloud privé est également un moyen de catégoriser différents types. Par exemple:

  1. Logiciel uniquement: Il fournit uniquement le logiciel nécessaire à l’exécution de l’environnement de cloud privé, qui s’exécute sur le matériel préexistant d’une organisation. Une option exclusivement logicielle est souvent utilisée dans les environnements hautement virtualisés.
  2. Logiciels et matériel: Certains fournisseurs vendent des clouds privés sous la forme d’un ensemble de matériel et de logiciels tout-en-un. Il s’agit généralement d’une plate-forme simple qui existe dans les locaux de l’utilisateur et peut être ou non des environnements gérés par le fournisseur.

Les avantages du cloud privé

Avantages du cloud privé

La mise en place d’un cloud privé permet à toutes les entreprises, même celles des secteurs hautement réglementés, de profiter de nombreux avantages du cloud computing sans sacrifier la sécurité, le contrôle et la personnalisation. Les avantages spécifiques du cloud privé incluent les éléments suivants :

  1. Contrôle total sur les choix matériels et logiciels: Les clients du cloud privé sont libres d’acheter le matériel et les logiciels qu’ils préfèrent, par rapport au matériel et aux logiciels proposés par le fournisseur de cloud.
  2. Liberté de personnaliser le matériel et les logiciels de quelque manière que ce soit. Les clients du cloud privé peuvent personnaliser les serveurs comme ils le souhaitent et peuvent personnaliser les logiciels selon leurs besoins avec des modules complémentaires ou via un développement personnalisé.
  3. Une plus grande visibilité sur la sécurité et le contrôle d’accès: Toutes les charges de travail s’exécutent derrière le pare-feu du client.
  4. Respect total des normes réglementaires. Les clients du cloud privé ne sont pas obligés de s’appuyer sur le secteur et la conformité réglementaire offerts par le fournisseur de services cloud.

Les inconvénients du cloud privé

Les clouds privés présentent également certains inconvénients.

1. Coût élevé

Le principal inconvénient du cloud privé est son coût plus élevé. Cela inclut le coût d’achat et de nouveaux matériels et logiciels, de déploiement, de support et de maintenance. Cela peut impliquer l’embauche de personnel informatique supplémentaire.

2. La complexité

Les technologies du cloud privé, telles que l’automatisation accrue et le libre-service utilisateur, peuvent apporter une certaine complexité aux entreprises. Ces technologies nécessitent généralement qu’une équipe informatique réorganise une partie de l’infrastructure de son centre de données, ainsi que l’adoption d’outils de gestion supplémentaires.

Par conséquent, une organisation peut devoir ajuster ou même augmenter son personnel informatique pour réussir la mise en œuvre d’un cloud privé.

3. L’élasticité limitée

Un autre inconvénient est un peu de limitation en ce qui concerne l’élasticité. Une fois qu’une organisation investit dans du matériel et des logiciels pour son cloud privé, l’ajout de capacité ou de nouvelles fonctionnalités nécessite des achats supplémentaires. Les services de cloud privé virtuel et de cloud géré (voir ci-dessous) peuvent atténuer ces inconvénients dans une certaine mesure.

Stockage en cloud privé

Également connu sous le nom de stockage en cloud interne, le stockage cloud privé se base sur des modèles de prestation de services en nuage pour fournir du stockage à une entreprise.

Les données sont stockées dans le centre de données sur une infrastructure dédiée, mais l’accès est fourni aux unités commerciales, et éventuellement aux organisations partenaires, en tant que service.

Cela permet à l’entreprise de tirer parti de certains des avantages du cloud computing, tels que l’élasticité et le provisionnement rapide, tout en conservant une architecture à locataire unique.

Roland Ian

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